Sur la question juive

68 pages

En stock

Editeur :
Kontre Kulture

« D’ordinaire, la fonction d’une préface à Sur la question juive de Marx, est de faire retentir une première sommation : « Attention, danger d’antisémitisme ! », afin d’en empoisonner la lecture. Il fallait donc commencer par aérer cet écrit génial, loin des gaz asphyxiants des chambres d’accusation, pour en montrer la fraîcheur et la lucidité inexorable. 

Et son actualité : « C'est du fond de ses propres entrailles que la société bourgeoise engendre sans cesse le Juif. » Or, la société bourgeoise n’a pas été renversée. 

« En s'émancipant du trafic et de l'argent, par conséquent du judaïsme réel et pratique, l'époque actuelle s'émanciperait elle-même. » Non seulement elle ne s’est pas émancipée, mais elle s’est davantage asservie. Que signifie cette involution ? Question qui nous a paru autrement capitale que celle qui agite les policiers-mondains clabaudant dans le marigot, quand sonne l’heure sombre, autour des petits-fours. » Félix Niesche


Karl Marx, né le 5 mai 1818 à Trèves en Rhénanie et mort le 14 mars 1883 à Londres, est un historien, journaliste, économiste, sociologue, essayiste, théoricien de la révolution, socialiste et communiste allemand.

Il est connu pour sa Conception matérialiste de l’histoire, sa description des rouages du capitalisme, et pour son activité révolutionnaire au sein du mouvement ouvrier. Il a notamment participé à l’Association internationale des travailleurs. L'ensemble des courants de pensée inspirés des travaux de Marx est désigné sous le nom de marxisme. Il a eu une grande influence sur le développement ultérieur de la sociologie.

Ses travaux ont influencé de façon considérable le XXe siècle, au cours duquel de nombreux mouvements révolutionnaires se sont réclamés de sa pensée.


Commentaires

Je l'ai lu, et je me suis bien approprié la pensée de Marx sur cette "Question Juive". Édifiant ...

Dans "La question juive" la critique anti-libérale des droits de l'homme par Marx :

"Avant tout, nous constatons que les droits dits de l'homme, les droits de l'homme par opposition aux droits du citoyen, ne sont rien d'autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c'est-à-dire de l'homme égoïste, de l'homme séparé de l'homme et de la collectivité. [...] Or le droit humain de la liberté n'est pas fondé sur l'union de l'homme avec l'homme, mais au contraire sur la séparation de l'homme d'avec l'homme. C'est le droit de cette séparation, le droit de l'individu borné, enfermé en lui-même. L'application pratique du droit de l'homme à la liberté, c'est le droit de l'homme à la propriété privée.
En quoi consiste le droit de l'homme à la propriété privée ?

Art. 16 (Constitution de 1793) "Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie."
Par conséquent, le droit de l'homme à la propriété privée, c'est le droit de jouir de sa fortune et d'en disposer à son gré, sans se soucier d'autrui, indépendamment de la société c'est le droit de l'intérêt personnel [...]

Art. 8 (Constitution de 1793) "La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés."
Par la notion de sûreté, la société civile ne s'élève pas au-dessus de son égoïsme. La sûreté, c'est plutôt l'assurance de son égoïsme.
Ainsi, aucun des prétendus droits de l'homme ne s'étend au-delà de l'homme égoïste, au-delà de l'homme comme membre de la société civile, savoir un individu replié sur lui-même, sur son intérêt privé et son caprice privé, l'individu séparé de la communauté [...]

nous voyons que les émancipateurs politiques réduisent la citoyenneté, la communauté politique, à un simple moyen pour conserver ces prétendus droits de l'homme, que le citoyen est donc déclaré serviteur de l'homme égoïste, que la sphère où l'homme se comporte en être communautaire est rabaissée à un rang inférieur à la sphère où il se comporte en être fragmentaire [...]

En fait, la liberté de l'homme égoïste et la reconnaissance de cette liberté, c'est plutôt la reconnaissance du mouvement effréné des éléments spirituels et matériels qui constituent le contenu de sa vie.
C'est pourquoi l'homme ne fut pas libéré de la religion : il obtint la liberté des cultes. Il ne fut pas libéré de la propriété; il obtint la liberté de la propriété. Il ne fut pas libéré de l'égoïsme du métier, il obtint la liberté du métier [...]
L'homme égoïste est le résultat passif, tout trouvé, de la société dissoute, objet de la certitude immédiate [...]

"

Comptez-vous rééditer "Le Capital" aussi ?

Ajouter un commentaire

Les meilleurs commentaires seront publiés.
CAPTCHA
Cette question permet de s'assurer que vous êtes un utilisateur humain et non un logiciel automatisé de spam.

Filtered HTML

  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <blockquote> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.