Anthologie des discours de Thomas Sankara

213 pages

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Editeur :
Kontre Kulture

« Je n’ai pas ici la prétention d’énoncer des dogmes. Je ne suis ni un messie ni un prophète. Je ne détiens aucune vérité. Ma seule ambition est une double aspiration : premièrement, pouvoir, en langage simple, celui de l’évidence et de la clarté, parler au nom de mon peuple, le peuple du Burkina Faso ; deuxièmement, parvenir à exprimer aussi, à ma manière, la parole du "Grand peuple des déshérités", ceux qui appartiennent à ce monde qu’on a malicieusement baptisé "tiers monde". Et dire, même si je n’arrive pas à les faire comprendre, les raisons que nous avons de nous révolter. Tout cela dénote de l’intérêt que nous portons à l’ONU, les exigences de nos droits y prenant une vigueur et la rigueur de la claire conscience de nos devoirs.

Nul ne s’étonnera de nous voir associer l’ex Haute-Volta, aujourd’hui le Burkina Faso, à ce fourre-tout méprisé, le tiers monde, que les autres mondes ont inventé au moment des indépendances formelles pour mieux assurer notre aliénation culturelle, économique et politique. Nous voulons nous y insérer sans pour autant justifier cette gigantesque escroquerie de l’Histoire. Encore moins pour accepter d’être "l’arrière monde d’un Occident repu". Mais pour affirmer la conscience d’appartenir à un ensemble tricontinental et admettre, en tant que non-alignés, et avec la densité de nos convictions, qu’une solidarité spéciale unit ces trois continents d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique dans un même combat contre les mêmes trafiquants politiques, les mêmes exploiteurs économiques. »

Extrait du Discours de Thomas Sankara devant l'assemblée générale
des Nations unies, 4 octobre 1984.


Thomas Sankara, né le 21 décembre 1949 à Yako en Haute-Volta et mort assassiné le 15 octobre 1987 à Ouagadougou au Burkina Faso, est un homme politique anti-impérialiste, panafricaniste et tiers-mondiste

Il est le maître du pays durant la période de la première révolution burkinabè du 4 août 1983 au 15 octobre 1987, qu'il finit par totalement incarner. Durant ces quatre années, il mène une politique d'émancipation nationale, de développement du pays, de lutte contre la corruption ou encore de libération des femmes. Il change également le nom de Haute-Volta, issu de la colonisation, en un nom issu de la tradition africaine : Burkina Faso, qui signifie Pays des hommes intègres.

Il est abattu lors d'un coup d'État qui amène au pouvoir son frère d'armes Blaise Compaoré, le 15 octobre 1987. Son souvenir reste vivace dans la jeunesse burkinabé mais aussi plus généralement en Afrique, qui en a fait une icône, un « Che Guevara » africain, notamment aux côtés de Patrice Lumumba.


Commentaires

Pour moi SANKARA incarnait le rêve africain. Ce grand homme avait très vite compris où était réellement le problème de l'afrique et il s'est donné les moyens pour le resoudre. Mais dommage car comme toujours il a été stoppé dans son élan par les éternels ennemies de l'Afriqu.e. Que son âme repose en paix. La patrie ou la mort les africains vaincront.

Thomas un visionnaire et patriote...meme s'il invisible aujourd'hui il est á tout coeur avec une jeunesse mobilisée...digne et objective...nous jeunesse Africainne nous devons poursuivre l'oeuvre du camarade President car il n'as ecrit qu'un seul chapitre alors fréres c'est á nous de continuer ce travail...La patrie ou la mort...nous vaincrons...l'Afrique aux Africains..

la mort de Sankara doit être un exemple pour tout africain. l'Afrique doit être aux africains, sinon, revenir aux africains parce que longtemps, elle a été maniée par les colons.
L'humanité sait qu'il a été assassiné, mais il faut une de conscience, nous jeunes. oui nous jeunes, nous devons sortir de cet état de somnolence et de léthargie pour défendre les valeurs et morales de notre Afrique...

Thomas Sankara plus vivant que jamais!Sankara a vu dans sa propre mort une autre alternative de vie.La vie après la mort...et il nous a laisse en héritages ces multiples discours pour nous éclairer après sa mort.La dimension immortelle de Thomas sankara lui est accorde grâce à ces écrits et discours plus que jamais vivant.SANKARA c'est projette à travers l'avenir par le biais de ces écrits et discours qu'il sait qui orientera le Faso vers un lendemain meilleur dans le quel tous les fils et filles du Burkina vivrons fier et heureux mains dans la mains...

la mort de Sankara doit être un exemple pour tout africain. l'Africain doit être aux africains, sinon, revenir aux africains parce que longtemps, elle a été maniée par les colons.
L'humanité sait qu'il a été assassiné, mais il faut une de conscience, nous jeunes. oui nous jeunes, nous devons sortir de cet état de somnolence et de léthargie pour défendre les valeurs et morales de notre Afrique...

Sankara a été pour l'Afrique le président qu'il fallait pour les Etats-unis d'Afrique. A Dieu Capt Sankara et à jamais nous ne t'oublierons.

Quand juste une minorité aura compris
le pourquoi les grands leaders d'Afrique
n'arrivent pas au crépuscule de leur mission,
pourtant ils ont fondé leurs projets par l'amour, pour l'amour et à cause de l'amour d'Afrique.
Alors se brisera les barrières, les frontières des pays et nous aurons une Afrique d’abord pour les africains.

Mon idole est ce permanent défenseur de l'Afrique il est immortel dans l'esprit des hommes c'est à dire physiquement absente mais moralement présente.

A un moment ou beaucoup d'africains estiment que l’avenir du continent réside dans l’alternance, disons dans la démocratie, la question est de savoir si cet homme incarnait vraiment cette valeur. Pouvait-il tenir le temps avec son approche qui a tout de même connue des succès et aussi des échecs. Sankara n’est il pas parti au bon moment de la bonne manière pour enfin resté éternel ?

Thomas c'est Socrate d'Afrique.

Sankara pour moi est un prophete,je suis aller demander une messe pour le repos de l,ame de se Burkinabé,qui aurais voulut voir le Burkina dans une autre façon du developpement,un Burkina sans détte,un Burkina sans famine un peuple unis entre ses flis,et tout le tiers monde que lui méme,avait nommé le grand peuple des déshérités

merci Thomas SANKARA mon valeureux camarade aujord'huit ton idéologie est le fruit de notre labeur mais nous n'avons pas aboutit tant que les tu n'as que tes tueurs sont en cavales chez soit disant leur belle famille complice de ta mort mais de la haut tu sait que tes enfants sont bénis

les trois complices de l'assassinant de Thomas Sankara sont: Mr François Mitérant, Mr Felix Houfouet Boigni et Blaise Compaoré et les deux sont déjà dans l'enfer. Les humains oublient que le monde vivant n'est pas éternel. Ils ont oubliés que THOMAS est d'abord le BF, L'Afrique et le monde entier. Mais le plus mauvais dans cette histoire c'est Blaise Compaoré voici qu'il va regretter tout au long de sa vie, lui qui pensait que le peuple Burkinabé l'aimaient,il s'est tromper et enfin le 31/10/2014 en plein midi la victoire est revenu dans le camp Sankara assassiner depuis 27 ans est toujours vivant dans nos esprits forever Thomas Sankara

Depuis que Thomas Sankara est mort dans l.après midi du 15 octobre 2007, alors que j.etais dans le taxi pour me rendre à la maison, venant de l.Ecole, j.ai perdu l.espoir en Afrique. Paix à son äme, voila son assassin est sans asile aujourd.hui.

Quel grand Monsieur, c'est pas demain la veille en France qu'un Leader militaire aura le cran de se lever comme il l'a fait et de dire tout simplement STOP ! Ce traître de Compaoré qui était son ami et son plus fidèle lieutenant aura finalement vendu son âme à l'Empire et participé sciemment à l'assassinat du brave Sankara, il croupira en enfer pour avoir osé mettre fin à un processus révolutionnaire sain et honnête, pacifiste et élévateur dans le sens où il a considérablement fait monter le niveau de conscience du Burkina Faso, pays des Hommes intègres !

Un grand Homme Thomas Sankara, un livre vraiment + qu'intéressant, qui démontre pourquoi l'Empire eu la nécéssité de l'éliminer, un Leader qui veut instruire son peuple et en prendre soin, va à l'encontre de tous les principes de l'Empire.
La patrie ou la mort!!

Malcom X, ben voyons, pourquoi pas Frantz Fanon tant qu'on y est? et puis Collette Guillaumin et Albert Memmi, tiens, pourquoi pas? Ne nous y trompons pas, kontre-kulture est surtout l'éditeur d'Edouard Drummont et Alphonse Toussenel.

Ne comparez pas l'incomparable. Réduire Kontre Kulture à une édition antisémite c'est atteindre à la vitesse du son le point de Godwin. Et puis libre à qui le veut de lire tel ou tel auteur.

oui je pleure ! je pleure et je me pose la question a chaque moments et je n´ai jamais compris pour quoi la françe ne veulent pas voir mon afrique unies ! the life goes on.

Je viens de recevoir le livre vert de M.Mouammar El-Kadhafi et Anthologie des discours de M.Thomas Sankara.Un grand merci à kontre kulture pour ces deux magnifiques ouvrages.Peut-être,un jour aurons-nous la chance de voir dans "la collection dirigée par Alain Soral"D'autre livre notamment sur Malcolm X et Patrice Lumumba...Bonne continuation et encore merci.

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