Les Modérés

236 pages

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Editeur :
Kontre Kulture

« La France est le seul pays où la nation ait en permanence son gouvernement contre soi, le seul où une guerre sinistre et grotesque ait été déclarée à Dieu, le seul où l’ordre ne subsiste que par survivance, sans être jamais soutenu ni fortifié, le seul où l’enseignement officiel n’ait pas d’autre tâche que de détruire obstinément tout ce qu’il devrait conserver, et dérobe à la nation la connaissance de sa propre grandeur. La République est le seul régime où rien de sublime, ni seulement d’honnête, n’est donné en aliment à un peuple dont l’âme est à jeun ; c’est le seul régime qui, pressé de tous côtés par les choses, ne parle jamais un langage qui leur réponde, le seul où les problèmes les plus importants ne puissent pas être résolus, ni même posés, parce que l’intérêt du parti régnant entretient partout des fictions qui séparent la nation du réel. »


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07

Désormais disponibles sur Kontre Kulture, deux nouveaux classiques   :

- Les Modérés d'Abel Bonnard

- Introduction à l'économie moderne de Georges Sorel

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Les Modérés, bien qu'écrit dans les années 30, illustre bien la "république" actuelle dès la quatrième de couverture : "parce que l’intérêt du parti régnant entretient partout des fictions qui séparent la nation du réel."
En voyant l'actualité, on ne pourra que se trouver d'accord avec les critiques formulées par Abel Bonnard sur ce système qui coupe la nation de ses racines authentiques (via la loi de 1905 entre autres).
On comprendra mieux le projet de restauration de la monarchie porté par Maurras...

Dans cet essai écrit avec un style admirable, de petites touches précises et pertinentes et dont certaines phrases sont sublimes, Abel Bonnard, académicien, poète et maurassien, puis fasciste, en partant de l'étude des "modérés", ancêtre de notre bien aimé UMP, analyse les conséquences de la Révolution Française, de la République qui s'en suit et de ses conséquences sur les Hommes politiques comme sur l'Homme éternel et surtout sur la France, par sa destinée particulièrement funeste.

L'essai débute par le constat de l'acceptation inconsciente du peuple qui se satisfait du système, malgré le mouvement révolutionnaire qu'il constitue et qui fait écho à la phrase de Joseph de Maistre : "on à le gouvernement que l'on mérite".
Il étudie également la réalité du républicain et du jacobin, un sectaire qui a une vérité universelle et indiscutable, jonché dans des idées coupée du réel et au conséquence dramatique pour l'Homme éternel, la perte de la force de "ceux qui n'avaient rien appris, mais qui savaient tout".
Leur rôle et leur action a été clairement destructrice et seulement dans cette volonté de saper la grandeur qui c'est construits sur des siècles.
La critique de la République est complète, très bien étayé et à découvrir dans sa profondeur dans l'essai.
Il voit également la démocratie comme celle qui fabrique le peuple qu'elle consulte.

Mais la critique principale et celle qui fonde l'essai est sa critique des modérés. Les modérés sont les hommes politiques, héritier des libéraux qui n'ont pas de convictions, mais un conservatisme mou qui disparait à la moindre pression de ceux qui les méprisent que sont les gauchistes.
Les modérés ne veulent pas que la politique soit un drame, alors que ce n'est que cela et leur mollesse dans les convictions qui voit la place de ministre comme une fin et non un début.
On peut voir les modérés comme acceptant de mettre "une goutte d'eau dans le vin de gauche" et admirent les personnes qui représente cette gauche de la révolution destructrice toujours en mouvement. Ils sauveront la maison de leurs persécuteurs.
La notion d'acteur est également ceux qui caractérise le plus ces faux Hommes politiques. Il y à aujourd'hui de la politique partout, mais de la politique nulle part.

Il y à également une analyse historique qui brasse tout le XIXè siècle dans ses penseurs et ses politiciens qui ont fait notre société actuelle.
Il affirme également que la France a perdu la notion de poésie, celle de la grandeur du passé et de sa grandeur, "le présent, un soleil d'histoire" et qui fait d'un pays sa force et sa volonté collective. "L'ordre est le nom social de la beauté".

Il y à encore énormément à dire sur ce formidable essai ou la question de la noblesse et de la bourgeoisie est également de manière très juste abordés, avec leur psyché. La Bourgeoisie et le rapport sans noblesse à l'argent et la noblesse et sa naïveté qui l'à perdu.

Je n'ai retranscris qu'une infime partie de la puissance d'analyse de Abel Bonnard dans cet essai qui fourmille de détails et analyses d'une clairvoyance salutaire.

Cette essai est totalement d'actualité sur l’analyse de la classe politique et en fait un essai qu'il ne faut pas manquer.
La fin de l'essai est un appel au caractère et conclut parfaitement cet essai sur ces modérés qui font perdre la France.
Pour ceux qui n'ont pas une idée structurée de la manière de percevoir les problèmes de la société française et des raisons de cette déchéance exponentielle, il faut vraiment découvrir ce livre.
Ces Hommes de volonté ont été happés par la deuxième guerre, mais par la gravité de notre temps, une nouvelle génération doit reprendre le flambeau de l'espérance.
Abel Bonnard est un grand penseur avec une plume de poète, ici mélancolique, mais pas désespéré, bien au contraire, et c'est la substance de cet essai, un appel au caractère, un appel avec talent.

Ce que fit ou fut Abel Bonnard, comme n'importe quel autre auteur, sous l'occupation, ne doit pas entrer en ligne de compte dans l'appréciation d'un écrit très largement antérieur à cette époque troublée, et n'y ayant pas trait. Il est bien possible que, sous bien des aspects, Bonnard soit condamnable (je ne connais pas assez sa vie et ses actes pour en juger), mais d'avoir choisi le mauvais camp pendant la guerre ne signifie pas pour autant qu'il se soit systématiquement trompé par ailleurs.
Ce livre en l'occurrence, est une fabuleuse découverte pour ses qualités littéraires d'abord (certains passages sont remarquables de poésie, pourrait-on dire), psychologiques ensuite.
Mais tout cela ne serait rien s'il n'offrait, nous concernant, une analyse extrêmement éclairante des mécanismes qui régissent encore et toujours, le fonctionnement de notre république (qu'elle soit la IIIème, la Vème ou la XVIIIème, pourquoi pas) et des rapports qu'entretiennent ce que nous appelons la "droite" aujourd'hui (les modérés d'hier), avec l'idéologie dominante de la gauche, omnipotente depuis le coup d'état jacobin de la Révolution.
A sa lecture, ce sont toutes les figures des Fillon, des Chirac, des Boutin, des Morano, des Guaino, que nous voyons se dessiner de façon saisissante. Voilà que tout d'un coup nous pouvons les comprendre, pénétrer leurs volte-face, leurs discours pleins d'ambiguïtés, en saisir les fondements et, du même coup, nous en prémunir.
Les conclusions de je ne sais plus quel auteur, hélas, qui affirmait récemment que "la droite est une non-gauche", problématique reprise dans Le Point il y a quelques mois, sont déjà toutes entières dans ce livre, que l'on ne peut qualifier de prophétique dans la mesure où il décrit une situation que vit Bonnard et qui ne fait que perdurer aujourd'hui, pour des raisons fort bien décrites.
"Jusqu'à ce que la Révolution détruise la République, la République servira la Révolution." Tout est là.
Bref un livre indispensable, d'une intelligence rare.
Merci à Kontre Kulture d'offrir à tous ceux que rebute la lecture de mauvais fichiers Pdf sur leur ordinateur, la possibilité de découvrir de tels monuments et, à travers eux, nourrissant notre intelligence du monde et des évènements dont nous sommes les témoins, les armes qui nous permettront de forcer les barrières du système dans lequel nous sommes enfermés.
Les temps sont durs pour vous, mais vous pouvez compter sur notre soutien. Ceux qui sèment le vent en ce moment, se prennent pour l'océan. Ils ne sont que le frêle esquif sur le flot que nous sommes, que vous fédérez, et la marée monte. Gare à la lame de fond.

Abel Bonnard, ministre de l'éducation sous Vichy, reste avant tout un collaborateur avec l'ennemi. On peut aimer ses qualités littéraires mais il faut aussi admettre qu'il avait choisi le mauvais camp.

Voir par exemple l'anecdote rapportée par le résistant Jacques Lusseyran (dans "Et la lumière fut") : en parallèle à ses activités de résistance, ce dernier - aveugle depuis l'âge de8 ans - préparait le concours d'entrée à l'école normale supérieure... Avant de se voir opposé, en plein concours, un décret signé par Abel Bonnard, interdisant l'accès aux emplois publics à toute une liste de "maladies" dont la cécité.

L'extrait d'Abel Bonnard que vous mettez en exergue dans la présentation est absolument parfait. Pourtant on ne pense pas qu'il puisse aussi s'appliquer avec autant de justesse à une époque antérieure. Constat quelque peu désespérant, nos malheurs persistent-ils ou se renouvellent-ils indéfiniment ? Mais, qui incite à mieux étudier l'époque qui connut Bonnard. Auteur qui, avec un nom pareil, doit vraiment être très succulent.

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