Scènes et doctrines du nationalisme

506 pages

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Editeur :
Kontre Kulture

Maurice Barrès (1862-1923) est un écrivain et homme politique français. Né dans les Vosges, il sera marqué par la guerre franco-allemande de 1870 et la perte de l’Alsace-Lorraine. Nationaliste républicain, attaché aux traditions, aux racines, à la famille, à l’armée et à la terre natale, il affirmera ses idées socialistes, lorsqu’il sera élu député boulangiste en 1889, en siégeant à l’extrême gauche de l’hémicycle.

Scènes et doctrines du nationalisme, ce sont d’abord des scènes ; Barrès nous fait revivre le procès Dreyfus et déplore avant tout le déchirement de la France qui accompagna cette affaire : « C’est l’intérêt national, le salut public qui devrait intervenir et interdire un procès d’où fatalement allaient découler des difficultés graves que notre France dissociée et décérébrée n’est pas en mesure de résoudre. » Il y a pour Barrès quelque chose de plus fort que la raison d’État : c’est l’intérêt national. Et c’est du point de vue de la défense de cet intérêt national qu’il nous raconte ici les événements qui ont marqué son époque, dont le scandale de Panama, autre scène de grande ampleur de cette fin du XIXe siècle.

Scènes et doctrines du nationalisme, ce sont ensuite des doctrines, sous forme de discours, de pensées, de lettres. En homme enraciné, Barrès n’extrait pas les idées ou les événements de leur contexte : « Par rapport à quoi cette chose est-elle bonne ou vraie ? » Ce qui est bon est ce qui permet « à l’arbre dont je suis une des feuilles de persévérer dans l’être ». Pour permettre à chacun de ne pas « rompre avec sa continuité naturelle », de ne pas se déraciner, il importe d’assurer à tous, et surtout aux plus faibles, la sécurité économique. Ainsi, le nationalisme de Barrès est un protectionnisme qui, parce qu’il est « le souci des grands intérêts de la patrie », veut que l’on emploie toutes les énergies. Mais comment « refaire de l’énergie française », se demande-t-il, alors que pour bien des intellectuels de son époque la patrie n’est plus qu’une « idée » ? Aujourd’hui que l’« idée » est devenue ultralibérale et multiculturelle, on peut entendre que la France n’est plus qu’un « hôtel ». La question de Barrès se pose donc avec plus d’acuité encore ; le lire permet de remonter aux sources, de comprendre la filiation des pensées qui ont mené la France à la déchéance intellectuelle et morale dans laquelle nous sommes.

Enfin, pour nous redonner une lueur d’espoir, Scènes et doctrines du nationalisme c’est aussi le programme politique avec lequel Barrès se présenta devant les électeurs, propositions concrètes pour le relèvement de la France que nous pourrions, pour beaucoup d’entre elles, reprendre avec profit.


Maurice Barrès (1862-1923) est un écrivain et homme politique français. Né dans les Vosges, il sera marqué par la guerre franco-allemande de 1870 et la perte de l’Alsace-Lorraine. Nationaliste républicain, attaché aux traditions, aux racines, à la famille, à l’armée et à la terre natale, il affirmera ses idées socialistes, lorsqu’il sera élu député boulangiste en 1889, en siégeant à l’extrême gauche de l’hémicycle.

Scènes et doctrines du nationalisme, ce sont d’abord des scènes ; Barrès nous fait revivre le procès Dreyfus et déplore avant tout le déchirement de la France qui accompagna cette affaire : « C’est l’intérêt national, le salut public qui devrait intervenir et interdire un procès d’où fatalement allaient découler des difficultés graves que notre France dissociée et décérébrée n’est pas en mesure de résoudre. » Il y a pour Barrès quelque chose de plus fort que la raison d’État : c’est l’intérêt national. Et c’est du point de vue de la défense de cet intérêt national qu’il nous raconte ici les événements qui ont marqué son époque, dont le scandale de Panama, autre scène de grande ampleur de cette fin du XIXe siècle.

Scènes et doctrines du nationalisme, ce sont ensuite des doctrines, sous forme de discours, de pensées, de lettres. En homme enraciné, Barrès n’extrait pas les idées ou les événements de leur contexte : « Par rapport à quoi cette chose est-elle bonne ou vraie ? » Ce qui est bon est ce qui permet « à l’arbre dont je suis une des feuilles de persévérer dans l’être ». Pour permettre à chacun de ne pas « rompre avec sa continuité naturelle », de ne pas se déraciner, il importe d’assurer à tous, et surtout aux plus faibles, la sécurité économique. Ainsi, le nationalisme de Barrès est un protectionnisme qui, parce qu’il est « le souci des grands intérêts de la patrie », veut que l’on emploie toutes les énergies. Mais comment « refaire de l’énergie française », se demande-t-il, alors que pour bien des intellectuels de son époque la patrie n’est plus qu’une « idée » ? Aujourd’hui que l’« idée » est devenue ultralibérale et multiculturelle, on peut entendre que la France n’est plus qu’un « hôtel ». La question de Barrès se pose donc avec plus d’acuité encore ; le lire permet de remonter aux sources, de comprendre la filiation des pensées qui ont mené la France à la déchéance intellectuelle et morale dans laquelle nous sommes.

Enfin, pour nous redonner une lueur d’espoir, Scènes et doctrines du nationalisme c’est aussi le programme politique avec lequel Barrès se présenta devant les électeurs, propositions concrètes pour le relèvement de la France que nous pourrions, pour beaucoup d’entre elles, reprendre avec profit.


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01

Bruno Gollnisch, membre du bureau politique du Front national, a très volontiers accepté de donner une conférence privée à Reims à l’invitation d’E&R-Champagne Ardenne.

 

La date, jeudi 21 janvier 2016 à 18h45, est aussi exceptionnelle que l’événe… Lire la suite

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06

Scènes et doctrines du nationalisme, que Maurice Barrès écrivit en janvier 1902, dresse les portraits d’hommes courageux (Paul Déroulède durant l’affaire Dreyfus, le marquis de Morès dans sa mortelle campagne nord-africaine…) et peint des circonstances avec une passion et une … Lire la suite

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Maurice Barrès (1862-1923) est un écrivain et homme politique français. Né dans les Vosges, il sera marqué par la guerre franco-allemande de 1870 et la perte de l’Alsace-Lorraine. Nationaliste républicain, attaché aux traditions, aux racines, à la famille, à l’armée et &agra… Lire la suite


Commentaires

Je suis un peu déçu du livre. Je m'attendais à lire l'exposé théorique du nationalisme, qui en expliquerait le concept et le justifierait. En fait, il est principalement question de l'affaire Dreyfus, puis de l'Afrique du Nord.
Je n'ai trouvé vraiment intéressante que la dernière partie de l'ouvrage, où sont exposées les positions politiques et le programme électoral de Barrès. Celui-ci y explique notamment qu'un vrai nationaliste se doit d'être également "social", le libéralisme empêchant d'émerger les conditions propices à l'enracinement.
Le texte est agréable à lire au demeurant.
Quant à la pensée de Barrès, elle est à remettre dans le contexte de l'époque, en particulier la notion d'attachement charnel à la terre. Ce point-ci n'est plus du tout d'actualité aujourd'hui. Il l'était à la fin du XIXe siècle, quand la France était encore, dans une certaine mesure, cloisonnée, les gens peu mobiles, vivant de père en fils dans un même terroir, et les identités régionales encore fortes. Ce n'est plus du tout le cas aujourd'hui.
Pour conclure, un point de vue sur le nationalisme intéressant à lire, mais qui nous montre que le nationalisme doit être repensé aujourd'hui. Et l'auteur donne justement quelques pistes en fin d'ouvrage.

Livre très intéressant. Il ma permis d'avoir une nouvelle vision de l'affaire Dreyfus, avant d'avoir lu ce livre je pensais que être anti-dreyfusard était quelque chose d'imbécile, mais la vision de Barrès montre que cela est loin d’être insensé et cela était peut être la meilleur conduite à avoir pour l’intérêt national. Ce livre m'a aussi beaucoup apprit à propos du nationalisme français mais également de la situation politique de la France a la fin du 19 siècle. Ce livre est extrêmement d’actualité (comme d'ailleurs: les modérés d'Abel Bonnard, si le coup de force est possible de Maurras; ce sont d'excellent complément à ce livre)
La qualité du livre est comme d'habitude excellente.

C'est un papier ivoire : le but est d'atténuer le contraste entre le blanc éclatant d'un papier classique et le noir des caractères.
La luminosité du blanc classique est très fatiguante pour les yeux lors de la lecture car il renvoit trop la lumière.
C'est pour ça que les meilleurs éditeurs choisissent la tonalité "ivoire"pour leur papier."
 

Je me demandais pourquoi les nouveautés Kontre Kulture ont un papier jaune/beige alors qu'avant les livres avaient un papier blanc très agréable. Est-ce par souci écologique ou économique?

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