Sexe et Caractère

476 pages

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Editeur :
Kontre Kulture

La méthode qui consiste, plutôt que d’opposer des raisons à des raisons, à taxer le détracteur des femmes de misogynie, a de grands avantages. La haine empêche de bien voir son objet, et prétendre d’un homme qu’il a en haine l’objet sur lequel il prononce un jugement fait peser sur lui le soupçon d’insincérité ainsi que d’incertitude dans les idées, qui fait remplacer les raisons solides par l’hyperbole et le pathos. Cette manière d’argumentation ne manque jamais son but, qui est de dispenser le défenseur de la femme d’aborder la véritable question. Elle est l’arme la plus sûre de cette écrasante majorité d’hommes qui ne veulent pas être au clair sur ce qu’est la femme. Car il n’est pas possible d’avoir vraiment réfléchi sur les femmes et de continuer de s’en faire une haute idée ; il n’y a que deux catégories d’hommes : ceux qui méprisent la femme et ceux qui ne se sont jamais posé de questions à son sujet. 


Otto Weininger (né le 3 avril 1880 et décédé le 4 octobre 1903) est un philosophe et écrivain autrichien. En 1903, il publie Geschlecht und Character (Sexe et Caractère), livre qui devint populaire après son suicide à l'âge de 23 ans. De nos jours, cet ouvrage est souvent dénoncé comme sexiste et antisémite, même si d'autres continuent à le considérer comme une œuvre attestant d'une grande sagesse spirituelle.


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Née en 1984 en France, Lucie Choffey est l’auteur du livre L’Effroyable imposture du féminisme, édité par Kontre Kulture. Nous avons voulu en savoir plus sur cette jeune mère de famille qui valorise la notion de maternité et qui se situe à contre-courant de l’idéologie dom… Lire la suite


Otto Weininger (1880-1903) est un philosophe autrichien d'origine juive. Inadapté au système scolaire en raison de sa précocité intellectuelle, il obtient néanmoins le titre de docteur en philosophie à Vienne. Considérant le judaïsme comme une idéologie amorale, il se convertit au protestantisme en 1902. L'année suivante, Weininger publie Sexe et caractère, ouvrage dédié à l'analyse des rapports entre les archétypes masculin et féminin. Il se suicide quelques mois plus tard à l'âge de 23 ans.

La problématique de Sexe et caractère est dictée par le contexte social et politique. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les mouvements féministes ont pris beaucoup d'ampleur aux États-Unis et en Europe occidentale, notamment autour de la question du droit de vote. Dans Sexe et caractère, Weininger s'interrogera sur les analyses que la biologie, la psychologie et la philosophie toutes ensemble peuvent apporter au débat sur ce que ses contemporains nomment déjà « l'émancipation des femmes ».
La première partie de l'ouvrage est consacrée à l'étude de données biologiques concernant les caractères sexuels et pouvant servir l'analyse psychologique. Weininger note un lien entre des « différences de degré » observées dans la caractérisation sexuelle et des variations dans certaines sécrétions internes. Cette observation sert de base empirique à sa thèse célèbre selon laquelle chaque homme autant que chaque femme peut être considéré(e) comme un alliage de deux composantes : H et F, une part masculine et une part féminine. Weininger peut en déduire une règle concernant les unions sexuelles : l'attirance est maximale quand H et F sont en quantités égales dans le couple pris dans son ensemble. Par exemple, un homme dont la part masculine est faible sera attiré par une femme dont la part masculine importante compensera cette tendance.
La seconde partie de l'ouvrage, d'un très haut niveau conceptuel, est consacrée à l'analyse psychologique et philosophique des « types sexuels » (entendus comme homme et femme idéalisés, non-empiriques). Weininger explique que tout, dans la psychologie de la femme, prend comme point de référence sa sexualité, tandis que l'homme, certes loin de nier son propre désir, dispose de la capacité de donner à sa vie un sens supplémentaire. Cette différence explique notamment l'inégalité d'accès de l'homme et de la femme à la morale (pensée du bien général, extérieur à soi) et à la logique, et, par suite, l'inégale répartition du génie, qui, selon Weininger, est l'expression sublime de la masculinité.
L'une des conclusions tirées de la mise en rapport de ces analyses avec la problématique du livre est sans équivoque : « Le besoin d'émancipation d'une femme, et l'aptitude chez elle à une telle émancipation ne reposent que sur ce qu'elle a de masculin. (…) Le plus grand, le seul ennemi de l'émancipation de la femme, est la femme. » Cette référence de Weininger à la victimisation des femmes et au mythe de l'oppresseur extérieur permet de saisir, entre autres, le lien étroit qu'il établit à la fin de son livre entre judaïsme et féminité...
Un siècle plus tard, alors que les mouvements féministes médiatisés dirigent l'essentiel de leurs discours contre les hommes « oppresseurs », on comprend que les thèses de Sexe et caractère  sentent le soufre. On comprend également qu'elles aient largement inspiré d'autres travaux polémiques, à commencer par ceux d'Alain Soral.

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Commentaires

Les hommes qui rencontrent des difficultés avec les femmes ou de comportement envers les femmes sont des hommes avec un petit h qui ont un rapport particulier a la mère et donc la Femme avec un grand F car n oublions pas que la mère est la 1er femme de la vie d un homme qui commencera sa vie nourisson passera a petit garcon à garconnet puis adolescent pour finir homme dans la logique.

En voyant sa mere évoluer avec le temps ,tout comme lui grandira auprès d elle pour ensuite évoluer vers l homme qu il doit devenir dans toute sa globalité (n oublions pas le pere reste necessaire et a une importance capitale au bon devellopement d un petit enfant qu il soit feminin ou masculin "l enfant") ...

Pour éclairer mon propos et le conclure jai realisée qu il y avait environ 5 types de mère a l origine du mal (mâle) (jeu de mot)

Castratrice, surprotectrice, amoureuse(ideologiquement la relation en generale restera souvent platonique), bienveillante, ect.. ceci entrainera cause a effet sur la relation et l education de l enfant...(ce qui est certain c est que la mere avec l enfant retracera un schéma ideologique de l homme parfait selon son idee sur son fils et en fera donc un transfert affectif inconsiemment)
ELLE NE SE REND DONC PAS COMPTE DE MANIÈRE TRÉS EGOÏSTE QUE C EST UN FUTUR HOMME DONC ELLE FACONNE L EDUCATION ET LA CONSCIENCE CAR POUR ELLE TRES EGOISTEMENT SE SERA TOUJOURS SON BÉBÉ OU SON PETIT GARCON OU L HOMME DE SA VIE OU SA PROGENITURE pour les femmes moin demonstratives.
Il en convient donc de conclure que l idee qu un homme se fait de la femme est tres subjective car elle sera fondé sur le 1er relationnelle homme femme qu aura eu l enfant cet a dire mere fils donc cet ecrivain doit avoir de gros souci avec sa maman je pense ..CAR si pour lui la femme na pas d âme ... c est que selon lui sa maman n en avait pas vision d un enfànt sur sa mere . LOGIQUE NON ??!!

Le livre le plus important de ma vie.

Lorsque j'ai commencé à lire des extraits (pdf trouvable sur Google), alors que j'étais déjà mal en point, j'ai fait des attaques de panique (réelles) et appelé SOS Suicide. Au départ, lire Weininger contribuait à ma dépression, tellement sa pensée est criante de vérité et fait echo à ce que je vais vécu. Donc j'admets tout à fait que Weininger n'ait pas supporté de rester en vie après avoir rédiger cet ouvrage.

Puis, avec le temps, en lisant l'ouvrage au complet et en relisant, j'ai assimilé la pensée de Weininger. Je peux dire aujourd'hui qu'elle m'a appris à comprendre les femmes et à sortir de la dépression. Tant dans mon rapport à ma mère, que dans mes relations amoureuses.

Je veux écrire un commentaire différent des autres internautes. Je veux qu'on comprenne l'importance de ce livre. Qu'on sache à quel point il peut changer une vie. Je suis très amusé par les commentaires qui disent qu'il ne faut pas prendre Weininger au pied de la lettre, ou encore que son approche est simplement "séduisante" et qu'il faut "prendre du recul" en lisant. C'est une blague ? Qualifier l'oeuvre de Weininger de séduisante, est une insulte. Il est le plus important livre de ma vie.

Ce qui a été dur, c'est admettre que les femmes continuent d'aimer les hommes qui les battent, qu'elles veulent être méprisées, objetisées, et utilisées par l'homme, qu'elles sont allogiques et amorales, qu'elles sont toutes entières habitées par l'idée du coït, dans tout ce qu'elles font, que le mensonge chez elles est naturel, biologiquement ancré... que leur existence n'a de sens qu'au regard d'autrui (l'homme et l'enfant), qu'elles ne sont que l'expression de la volonté de l'espèce...

Je tiens à préciser que ce livre n'a d'intérêt que si vous l'étudier profondément. Je veux dire par là, que vous devez aussi analyser et mettre en relation ce que vous lisez avec votre expérience réelle. Je pense aussi qu'il n'est pas à la portée de tous malheureusement. Il vous faut une grande capacité d'analyse, pas seulement de l'instruction. Quant aux femmes, il est inutile qu'elles le lisent.

J'écris ce commentaire pour que ce livre se vendent. Je le dis franchement. Par ce commentaire, je veux remercier les éditions Kontre Kulture de l'avoir publié, sans quoi je ne l'aurai peut être jamais trouvé. Je regrette cependant qu'il n'y ait pas de biographie de Weininger au début de l'ouvrage comme dans l'ancienne édition.

Personne ne fait remarquer ici, et je me permets de le faire, que ce livre était l’œuvre philosophique préférée, une des peu qu'il avait lu jusqu'au bout d'ailleurs, de Ludwig Wittegenstein ;)

Ce livre est puissant et a beaucoup résonné en moi, précisément car il parle directement à l'âme, il touche au nerf comme dirait Céline.

Ce livre a une âme véritablement, on peut penser à un livre testament laissé par Otto Weininger, suicidé à 23 ans, a-t-il seulement 23 ans? Son érudition impose le respect. L'érudition et l'exaltation d'un esprit supérieur dans sa prime jeunesse sont capturées dans ce livre.

Qu'est-ce que l'Homme? qu'est-ce que la Femme? Qu'est-ce qui les sépare fondamentalement l'un de l'autre? Chapitre après chapitre, Otto Weininger met en place le tableau final, une définition empreint de religiosité du rôle de l'homme et de la femme dans l'univers.

Difficile de digérer ce livre, difficile aussi de retourner dans la réalité après ce voyage: féminisme, égalité homme femme, mariage gay. Autant de décisions politiques qui nous le comprenons clairement, engendrent la destruction de l'homme au sens où Weininger l'entendait, c'est à dire aussi aussi au sens où l'entendaient les esprits supérieurs sur lesquels il s'appuie, notamment Kant.

Il peut arriver au fil de la lecture, tellement le propos provoque parfois résistance, de taxer Weininger de misogyne, mais la quatrième de couverture est parfaite pour garder raison.

Un livre à relire certainement.

Livre assez impressionnant. Je pense cependant qu'il est important de prendre beaucoup de recul en le lisant. Weininger y propose une approche de la philosophie en général complètement séduisante. Son chapitre sur le génie est fascinant.

Il a parlé à plusieurs reprises de caractérologie (comme étant plus axée sur l'empirique que la psychologie contemporaine). Cette branche de la psychologie (oubliée à ce qu'il paraît) m'a donné envie de m'y attarder

A lire les commentaires j'hésiterais presque à le commander tellement il semble puissant.
Peut être un peu plus tard quand j'aurais lu la moitié de Kontre Kulture.

Quelle grosse claque.

Son suicide restera l'acmé de son oeuvre, puisse Soral s'en inspirer.

J'ai une question pour ceux qui ont lu le livre. En ce qui concerne l'âme, Otto déroule une argumentation (implacable) selon les types sexuels. Il en arrive à la conclusion que seul l'homme absolu (le type H) a une âme à l'exclusion de la Femme absolue (type F). Or Otto fonde tout sa pensée sur la seule existence de personnes intermédiaires, qui sont aH +bF (0

A seulement 23 ans ce jeune viennois produit une œuvre capitale et oubliée.
Cette œuvre philosophique qui est assez simple d’accès, en tout cas la deuxième partie (la plus intéressante), dresse les caractéristiques de chaque sexe.

On y voit une analyse original et écartée dans notre monde moderne, alors si naturelle dans les temps d'avant notre décadence prosélyte et de l'abstraction poussée au ridicule. (voir la théorie du gender ou le mariage gay par exemple).

De plus son analyse du génie est très intéressante et je la trouve très juste, "le génie comme la conscience (logique et éthique)poussée à son maximum".

Son analyse sur la femme serait considéré comme ultra-machiste à notre époque, car on en tire que la femme n’a ni conscience, ni morale et plein d'autres choses intéressantes.
Et son parallèle avec le judaïsme est intéressante, étant lui même un juif et s'étant converti au protestantisme par la suite.

Une œuvre à découvrir sans à priori des idéologies actuelles, parce que vous découvrirez une vision totalement proscrite à notre époque, mais nécéssaire.

En tant que femme, j'ai pris la seconde partie du livre en pleine gueule : les femmes n'ont pas d'âme, elles sont amorales, pas douées pour la création, pour le concept... Ah bon ! Elles ne sont que sexuelles, ce sont des entremetteuses... Ah bon ! La femme est créée par l'homme. C'est une matrice. Bigre. La fin de l'ouvrage fait un parallèle entre l'idiosyncrasie juive et le caractère féminin. J'avoue que j'ai du mal à prendre son point de vue au sérieux. Je crois me souvenir que même Aristote, dont Weininger reprend quelques analyses non dénuées de pertinence, ne va pas jusqu'à dénier l'âme aux femmes. Tout en étant juif lui-même, il dit que les juifs non plus n' ont pas d'âme... Qu'entend t-il vraiment par là ?

Il faut lire aussi la première partie ! Weininger pose d'abord le concept de F et de H, qui sont justement les concepts de féminité (ou de muliebrité) et de masculinité (ou de masculité). H et F sont en fait l'homme idéal et la femme idéal, qui n'existent jamais. "Les" femmes ou "les" hommes sont en fait constitués de telle ou telle quantité de H ou de F, mais jamais de manière exclusive.
Ce n'est pas "les femmes n'ont pas d'âme, sont amorales, ect ...", mais plutôt le principe F est amoral, non conceptuel, ect ... contrairement au principe H.
Il faut d'ailleurs remarquer que les mouvements féministes ou d'émancipation des femmes reprennent entièrement ce principe et la thèse de Weininger, à savoir que la femme doit DEVENIR l'égale de l'homme, en entendant qu'elle doit s'éloigner de sa féminité F et s'approprier une plus grande masculinité H.

Un ouvrage qui permet d'avoir des explications à des déductions ou à des faits qu'on m'a expliquer. En tant que femme, je n'ai été nullement insulté par sa vision misogyne puisque je ne corresponds pas aux clichés type qu'il donne. C'est un livre passionnant qui explique toute l'hypocrisie de la Femme et comment elle peut tenter de s'améliorer en tant qu'individu.

livre incroyable et fascinant, comme son auteur... j'aurai aimé rencontrer Otto Weininger, un génie sans aucun doute. Ce qu'il portait en lui l'a consumé.

le résumé du livre en dit infiniment peu sur le contenu global : Weininger parle des différences entre les sexes d'un point de vue biologique (première partie du livre) et philosophique (deuxième partie), mais il aborde aussi tant de questions comme l'âme, le caractère, le génie, la morale, l'éthique, la logique, l'érotisme et l'amour, l'esthétique, l'art et la nature... On en apprend autant sur soi-même que sur autrui.

Et quel style... Bien que la pensée soit extrêmement riche, la façon qu'il a de l'exprimer nous amène à le suivre. Chaque chapitre possède des retournements de concepts dont seul Weininger a le secret, des renversements conceptuels si puissant qu'il peuvent nous renverser nous-même, ou nous enrichir profondément.

Merci à KontreKulture et à Alain Soral pour cette découverte !

Une vision du monde aiguë, tellement pertinente que ce livre peut vous abattre... si tel n'est pas le cas, alors vous vous élèverez.
L'ayant terminé à l'instant, je ne sais s'il est à recommander ou à condamner : l'auteur s'est suicidé, celui qui comprend son oeuvre comprend également son geste.

Surement pas le livre le plus simple que j'ai lu, mais très bien argumenté, et à contre courant. Quelques bases en philosophie sont nécessaire pour apprécier complètement ce livre, mais il fait réfléchir et permet d'avoir un point de vu différent qui améliore la compréhension des rapports hommes/femmes et des psychologies propres à chaque sexe.

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