Anthologie des discours de Thomas Sankara - Livre numérique

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« Je n’ai pas ici la prétention d’énoncer des dogmes. Je ne suis ni un messie ni un prophète. Je ne détiens aucune vérité. Ma seule ambition est une double aspiration : premièrement, pouvoir, en langage simple, celui de l’évidence et de la clarté, parler au nom de mon peuple, le peuple du Burkina Faso ; deuxièmement, parvenir à exprimer aussi, à ma manière, la parole du "Grand peuple des déshérités", ceux qui appartiennent à ce monde qu’on a malicieusement baptisé "tiers monde". Et dire, même si je n’arrive pas à les faire comprendre, les raisons que nous avons de nous révolter. Tout cela dénote de l’intérêt que nous portons à l’ONU, les exigences de nos droits y prenant une vigueur et la rigueur de la claire conscience de nos devoirs.

Nul ne s’étonnera de nous voir associer l’ex Haute-Volta, aujourd’hui le Burkina Faso, à ce fourre-tout méprisé, le tiers monde, que les autres mondes ont inventé au moment des indépendances formelles pour mieux assurer notre aliénation culturelle, économique et politique. Nous voulons nous y insérer sans pour autant justifier cette gigantesque escroquerie de l’Histoire. Encore moins pour accepter d’être "l’arrière monde d’un Occident repu". Mais pour affirmer la conscience d’appartenir à un ensemble tricontinental et admettre, en tant que non-alignés, et avec la densité de nos convictions, qu’une solidarité spéciale unit ces trois continents d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique dans un même combat contre les mêmes trafiquants politiques, les mêmes exploiteurs économiques. »

Extrait du Discours de Thomas Sankara devant l'assemblée générale
des Nations unies, 4 octobre 1984.


Thomas Sankara, né le 21 décembre 1949 à Yako en Haute-Volta et mort assassiné le 15 octobre 1987 à Ouagadougou au Burkina Faso, est un homme politique anti-impérialiste, panafricaniste et tiers-mondiste

Il est le maître du pays durant la période de la première révolution burkinabè du 4 août 1983 au 15 octobre 1987, qu'il finit par totalement incarner. Durant ces quatre années, il mène une politique d'émancipation nationale, de développement du pays, de lutte contre la corruption ou encore de libération des femmes. Il change également le nom de Haute-Volta, issu de la colonisation, en un nom issu de la tradition africaine : Burkina Faso, qui signifie Pays des hommes intègres.

Il est abattu lors d'un coup d'État qui amène au pouvoir son frère d'armes Blaise Compaoré, le 15 octobre 1987. Son souvenir reste vivace dans la jeunesse burkinabé mais aussi plus généralement en Afrique, qui en a fait une icône, un « Che Guevara » africain, notamment aux côtés de Patrice Lumumba.


Commentaires

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Allez vous rééditer l'anthologie des discours de Thomas Sankara en version papier?

Cordialement

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La réimpression de cet ouvrage n'est pas prévue.
Cordialement,
Kontre kulture

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